La sadhana (souvent traduit par discipline spirituelle) est la pratique régulière, le choix conscient de pratiquer quotidiennement la méditation, le yoga ou toute pratiques d'union corps-esprit-âme.

Dans un mode de vie occidentale à 100 à l'heure, pratiquer c'est s’offrir un temps pour soi, s'accorder une respiration dans le quotidien. Lorsque elle est pratiqué le matin, la sadhana infuse sur toute la journée. Elle donne la note. C'est ouvrir sa journée sous la lumière de la conscience, du souffle et de la présence à soi et au monde.

 

La sadhana permet d’être observateur de ses variations intérieures. Certains pratiquant craignent l’ennui que peut créer la répétition d'une même pratique pendant plusieurs mois, voir plusieurs années. Pourtant, si la pratique est la même, l'expérience est différente, et la compréhension s'approfondis doucement, jour après jour, à mesure que l'on plonge dans sa pratique. Je me rappelle ici d'un passage du texte L'écriture du dieu de Jorges Luis Borges : " Dire « le tigre », c’est dire les tigres qui l’engendrèrent, les cerfs et les tortues qu’il dévora, l’herbe dont se nourrissent les cerfs, la terre qui fut la mère de l’herbe, le ciel qui donna le jour à la terre." Ce passage enseigne aussi cela, que toute pratique a un potentiel plus vaste qu'elle n'y parait, un potentiel illimité, si l'on est capable de plonger en son centre.

La sadhana c’est aussi l’application d’une auto-discipline, en tout cas dans un premier temps. C’est une victoire chaque jour. Le mot discipline souvent rebute, pourtant il s'agit de la mise en action de nos intentions, c'est l'affirmation consciente et active de ce que nous voulons mettre en place dans notre vie. Si l'on veut avancer et grandir dans un domaine, il nous faut le pratiquer le plus régulièrement possible. Puis, avec le temps, le corps épouse la pratique, l'esprit épouse le corps et la sadhana s'intègre au quotidien jusqu'à s'y fondre. Alors aucune volonté, aucun effort n'est plus nécessaire

La sadhana révèle nos limitations (croyances auxquelles nous avons donné autorité) nos habits (émotionnels, pensées, histoire), et l’observation neutre de ceux-ci les dissout, les intègres. Observer de manière neutre, c'est ne pas apposer de connotation, de jugement sur ce que nous observons. Ce n'est ni bien ni mal. Lorsque nous pratiquons le yoga quotidiennement, il y aura des jours où nous ne serons pas autant touché par la pratique, où nous serons fatigué, où certaines postures serons plus difficiles que d'habitude. Tout cela est à observer dans la bienveillance et sans jugement. 

Ce qui compte c'est la régularité et la présence que l'on y met. Pour ce qui est de sa durée, elle est variable selon le temps que l'on s'accorde, l'emploi du temps, le niveau physique du jour... Il est plus juste d'avoir une sadhana courte que l'on pratique quotidiennement, qu'une sadhana plus longue que l'on abandonne rapidement. Trois minutes par jours de respiration en conscience et d'écoute du corps au levé, et nous opérons déjà une transformation dans notre quotidien.

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Clotilde Noël

ART & YOGA

Besançon

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